Suite à la vidéo sur « l’identification aux pensées« , de nombreuses questions sont apparues.
 
– « mais alors pourquoi il y a des pensées ? » d’où viennent-elles ? Qu’est ce que c’est dans le fond ?
 
La pensée est un phénomène, une forme d’expérience, une forme de vie, avec une naissance, une existence et une disparition.
 
La pensée est comme tout ce qui existe dans cette réalité, elle est porteuse de ce qu’on lui met dessus.
 
Merveilleuse quand les pensées sont dites amour et horrible lorsqu’elles sont des pensées dites de jugements, de séparations.
 
Quand des pensées jugées positives arrivent, on se dit bien, et heureux.
Lorsque les pensées sont jugeante, discriminantes alors, on se sent mal.
 
On est au même niveau que lorsque le matin, on ouvre sa fenêtre et que le soleil brille alors on se dit « quelle belle journée ».
Et le jour suivant on rouvre sa fenêtre et on voit un ciel gris chargé de pluie et on se dit « sale journée aujourd’hui ! »
 
Le ciel dégagé ou le nuage chargé n’est ni bon d’un côté ou mal de l’autre.
Et surtout ni l’un et ni l’autre n’est responsable fondamentalement de l’état intérieur de chacun.
 
La pensée, c’est pareil.
 
Peu importe la nature de la pensée, c’est juste une pensée, un phénomène éphémère, elle n’a seulement le pouvoir qu’on lui donne. En soi la pensée n’a pas le pouvoir de vous rendre heureux ou malheureux, seulement l’attention et l’identification lui en donnent le pouvoir.
 
La force de la pensée est sa proximité avec soi, ce qui lui donne un fort pouvoir d’attraction.
 
La plus grande addiction aujourd’hui de l’espèce humaine n’est pas le sucre, la cocaïne, mais bien la pensée, l’identification aux pensées.
 
Une grande majorité des pensées est basée sur la croyance profonde d’être quelqu’un, une entité séparer des autres, dans un corps physique.
 
Certains appellent cela l’égo, une conception erronée et illusoire de soi, totalement dysfonctionnelle.
 
L’observation de la pensée est un formidable moyen de prendre conscience que l’objet observé (la pensée) est séparé du Sujet qui regarde l’objet.
 
Observer la pensée permet de ressentir profondément une présence silencieuse, un témoin derrière l’émergence de la pensée.
Durant son observation, il y a conscientisation qu’il y a la pensée et soi-même en témoin de celle-ci.
 
La pensée perd alors son pouvoir hypnotique sur nous, et l’arrêt de son identification avec soi n’alimente plus cette dernière.
 
Dans la vidéo d’aujourd’hui, on continue sur le sujet de la penséehttps://youtu.be/LX1bhRHFJ6c
 
Douce journée à vous 😉